UNIMANIP dénonce toujours le manque de reconnaissance pour la profession
À l’issue de la visioconférence avec le ministère de la Santé et M. Challier Conseiller spécial, chargé de la formation, des compétences, de l'attractivité des métiers et du dialogue social au cabinet de la ministre, UNIMANIP prend acte des
éléments présentés.
Une première réunion s’était tenue en novembre, avec l’engagement d’un retour au premier trimestre 2026.
Cet engagement a été respecté en date du 1er Avril 2026.
Mais sur le fond, les réponses restent inchangées.
La pénurie de manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM) est bien constatée par les instances. Pour autant, aucune mesure concrète n’est envisagée :
- Aucun budget pour la prime Veil
- Aucune reconnaissance du statut de soignant
- Aucune réponse opérationnelle aux enjeux d’organisation et de sécurité, notamment concernant le nombre de
MERM obligatoire par machine en imagerie lourde et l’exercice illégal de la profession, mettant la sécurité des
patients en danger
Le contexte institutionnel est invoqué : pas de budget, fin de mandat pour certains responsables de la DGOS, sous-effectif dans les ARS, et élections présidentielles dans un an.
En résumé : ce n’est jamais le bon moment pour la reconnaissance de notre profession.
- les difficultés de recrutement persistent
- les équipes restent sous tension
- les conditions d’exercice continuent de se dégrader
Ce décalage entre un diagnostic partagé et l’absence de décisions concrètes est devenu inacceptable.
L’inscription d’UNIMANIP au programme de travail de la DGOS constitue une étape, mais elle devra rapidement se traduire par des engagements clairs.
Les MERM sont des professionnels essentiels au système de santé. Leur situation ne peut plus être traitée comme un sujet secondaire, alors que d’autres professions paramédicales avancent et évoluent.
UNIMANIP restera acteur d’un dialogue constructif, a condition que se traduisent dans les faits, les engagements de la DGOS.
À défaut d’avancées rapides, concrètes et à la hauteur des enjeux, la profession sera amenée à envisager d’autres formes de mobilisation.